TERRENOIRE + ALEXIA GREDY – 20H

Comme une suite, le deuxième acte d’une aventure humaine et musicale initiée en septembre 2020 avec la sortie du premier album de Terrenoire, Les Forces Contraires. Le concept de ce volume deux, sous-titré La mort et la lumière est aux antipodes des habituelles versions “deluxe” ou “augmentées” qui n’offrent à l’album initial qu’une poignée d’inédits à l’allure de dispensable fond de tiroir. Rien de tout cela chez Raphaël et Théo Herrerias. En avril 2021, alors que les tensions sanitaires prennent le pas sur le rayonnement culturel, les deux frères commencent à imaginer des chansons plus lumineuses et dansantesen miroir aux Forces Contraires. Bouleversantes histoires d’amour et de mort, à la charge émotionnelle poignante, à l’image de “Ça va aller” et “Jusqu’à mon dernier souffle”, deux titres devenus, sans le vouloir, des hymnes des confinements successifs.

À l’écoute de leurs sept nouveaux morceaux, on serait bien en peine de chercher les ramifications de leur fulgurance en jetant sur le tapis quelques noms d’influenceurs musicaux. Exception faite de Bernard Lavilliers. Une sorte de figure tutélaire avec qui Terrenoire a conçu en osmose l’immense “Je tiens d’elle”, cri d’amour commun à leur ville natale, Saint-Étienne, et sommet du dernier disque du chanteur. L’attachement à leur territoire, les deux frères l’affichent fièrement dans l’ouverture “60 falaises”. Comme une volonté de “remettre un imaginaire de poésie et d’enchantement sur du réel, sans donner dans le chauvinisme ou le misérabilisme.” Car les deux complices n’ont qu’une quête, celle de la beauté, celle qui “soigne les gens à travers le récit intime.” Si en plus, c’est en les faisant danser, c’est encore mieux. Objectif rempli avec “L’alcool et la fumée” ou l’amoureusement funky “Se Revoir” qui vont sûrement transformer les salles de concert en dancefloor brûlant. Cette élancée festive répond magnifiquement aux plus Politiques (avec un grand “P”) “Je veux du courage” ou “Misère” qui mêlent habilement réflexions introspectives et sociales. Conclusion parfaite “Les météores” nous offre la vision inédite de Théo et Raphaël sans artifice, en version dépouillée guitare-voix. Une chanson d’amour à la pureté et à la candeur vibrante à l’effet “feel good” garanti. Parce que c’est ça aujourd’hui la révolution Terrenoire. Deux artistes qui se présentent devant nous, toujours concernés, mais comme apaisés, émergeant en pleine clarté depuis le Black Paradiso (le nom de leur label), édifice désormais radieux dressé vers le ciel. La dernière limite.

ALEXIA GREDY


Alexia Gredy, dans la vraie vie, est tantôt timide tantôt inébranlable et ses chansons lui ressemblent.

A défaut de choisir, elle préfère explorer à l’instinct et sans déguisement la charge émotionnelle de sa mémoire, livrer une étude sur la nature de l’amour moderne et dresser son auto-portrait : celui d’une artiste en fleur dans une époque finissant de confondre pulsions et désirs. Et même si elle attaque parfois ses phrases dans un souffle trop court, on reste marquée par ses émouvantes faiblesses, toujours un voile, une candeur, une émotion différée où l’intime frôle à l’oblique, sans jamais tout dévoiler.

MEMBRE 15€ – PRÉVENTE 20€ – GUICHET 23€

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